LES CARNETS DE L’APOTHICAIRE (Tomes 1 et 2)

Enlevée non loin de chez elle, la jeune Mao Mao est vendue par ses ravisseurs au palais impérial. Assignée à la cour intérieure où résident les concubines de l’empereur, elle met ses talents de médecin et son intelligence au service des femmes les plus belles et influentes du pays pour finir par se forger une réputation qui inspire autant le respect que la méfiance.

Plonger au cœur des intrigues de cour, déjouer les complots et mettre ses talents au service des femmes les plus influentes du palais impérial, tel est le quotidien de Mao Mao, une jeune servante vendue au palais mais qui possède des talents d’apothicaire hors-norme. Les Carnets de l’Apothicaire nous propose de suivre cette demoiselle qui dénote dans ce royaume des apparences qu’est la cour. Le respect qu’elle inspire et son obsession pour les poisons en font un personnage haut en couleurs, rendant ce magnifique manga encore plus addictif.

Mao Mao est un jour enlevée dans le quartier des plaisirs, où elle a grandi et étudié la médecine auprès de son père, pour être finalement vendue au palais impérial et affectée à la cour intérieure en tant que servante des concubines. Mais suite à la mort de plusieurs nourrissons, enfants de l’empereur, elle révèle ses talents d’apothicaire et d’enquêtrice en trouvant l’origine du problème et finit par être promue dame de compagnie de l’élégante Dame Gyokuyo, la favorite de l’empereur. Mao Mao est donc dès le début présentée comme une jeune fille très intelligente, absolument pas déstabilisée par le fait d’avoir été arrachée à son environnement et vendue comme une simple marchandise. Loin de se laisser déborder par le désespoir, elle fait contre mauvaise fortune bon cœur et se dit qu’elle peut tirer parti de cette expérience. En effet, une fois ses talents reconnus, elle qui voulait rester discrète finit par profiter de la situation en exigeant en échange de ses services l’accès à la pharmacie impériale. Obsédée par les propriétés des plantes et des poisons, Mao Mao se sent enfin plus à l’aise à la cour intérieure et se fait finalement une réputation qui parviendra même aux oreilles de l’empereur lui-même.

Mao Mao est donc une personne extrêmement indépendante, loin d’être ingénue ou impressionnable. Elle ne se laisse pas abuser par les fastes de la cour et porte un regard des plus critiques sur son nouveau lieu de vie et les gens qui l’entourent. Parfaitement consciente des rivalités et enjeux liés au cercle des concubines, elle utilise ces mécanismes à son avantage pour se tracer le chemin le plus sûre pour elle. Petite, maigrichonne et considérée comme peu attirante, elle ne constitue aucunement une menace pour les autres concubines et leurs dames de compagnies, bien que son influence grandisse de jour en jour. Mais cette apparence est également le résultat d’une vie difficile, en partie responsable de cet air désabusé qu’elle affiche la plupart du temps. « Quand on est petite, laide et maigrichonne, on a moins de risques d’être prise pour cible », confie-t-elle dans le tome 2 à l’intriguant mais non pas moins populaire eunuque Jinshi, qui se révèle très intéressé par les talents de la jeune fille.

La maturité, la lucidité, ainsi que l’intelligence de Mao Mao la conduisent à s’entourer des personnes les plus influentes de la cour, qui la respectent autant qu’elles la surveillent. Car la méfiance est de mise au palais. Entre empoisonnements, enjeux de pouvoir et jeux d’influence, les intrigues s’enchaînent dans les hautes sphères et Mao Mao se fait le témoin tant de la bêtise que de la malice humaine.

Les deux premiers tomes des Carnets de l’Apothicaire présentent donc un personnage principal des plus intéressants, qui réserve certainement encore de nombreuses surprises. C’est un excellent départ pour ce manga aux dessins splendides qui traduisent parfaitement les splendeurs mais aussi les bassesses de la cour intérieure. On imagine que les péripéties vont s’étoffer au fil de l’histoire, tout comme les secrets que cachent les divers personnages. Une affaire à suivre donc.

Scénariste : Itsuki Nanao

Dessinatrice : Nekokurage

Œuvre originale : Kusuriya no Hitorigoto (Light novel de Hyuga Natsu et Shino Touko)

Édition : Ki-oon

Type : Seinen

Statut : En cours (5 tomes en VF)

Date : 2017 (Japon)

Une réflexion sur “LES CARNETS DE L’APOTHICAIRE (Tomes 1 et 2)

  1. princecranoir 20/10/2021 / 09:43

    Je ne manquerai pas de consulter cette apothicaire chaudement recommandée. La prescription est alléchante, je dois bien le reconnaître.

    Aimé par 1 personne

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